La chirurgie de la cataracte
au Pays basque et dans les Landes

La cataracte est une opacification du cristallin, la lentille naturelle de l’œil. Son apparition est normale avec l’âge, et son seul traitement est chirurgical. Douze des dix-huit chirurgiens ophtalmologues du réseau Ophtalea la prennent en charge.

Chirurgie de la cataracte

Une intervention de 15 à 20 minutes, sous anesthésie locale et en ambulatoire dans la grande majorité des cas. Le cristallin opacifié est remplacé par un implant calculé sur mesure.

Sur cette page

Qu’est-ce que la cataracte ?

La cataracte est un trouble de la vision qui correspond à une opacification du cristallin, la lentille naturelle de l’œil. Celui-ci laisse alors passer moins de lumière vers la rétine.

C’est une pathologie due à l’âge, qui apparaît le plus souvent après 60-65 ans, avec de grandes variations d’une personne à l’autre. La cataracte liée à l’âge touche généralement les deux yeux, mais de façon parfois asymétrique. Il existe d’autres causes plus rares : diabète, myopie forte ou traumatisme oculaire.

Les différents types de cataracte

On distingue les cataractes selon la zone du cristallin qui s’opacifie. Le type conditionne la gêne ressentie, et parfois le moment où l’on décide d’opérer.

La cataracte nucléaire

L’opacification touche le noyau, la partie centrale du cristallin, qui durcit et jaunit progressivement. C’est la forme la plus courante du vieillissement du cristallin. Elle s’accompagne souvent d’une myopie dite d’indice : la vision de près peut sembler s’améliorer un temps, alors que la vision de loin baisse.

La cataracte corticale

Les opacités naissent à la périphérie du cristallin, dans le cortex, et progressent vers le centre en formant des stries disposées en rayons. Elle se manifeste volontiers par des éblouissements et des halos autour des sources lumineuses, en particulier la nuit et en conduite.

La cataracte sous-capsulaire postérieure

L’opacité se forme à l’arrière du cristallin, juste sous la capsule qui l’entoure. Elle évolue souvent plus rapidement que les autres formes et gêne surtout la vision de près et en pleine lumière. On la rencontre plus fréquemment en cas de diabète, de myopie forte, ou après un traitement prolongé par corticoïdes.

La cataracte blanche, ou cataracte totale

C’est le stade le plus avancé : le cristallin est entièrement opacifié et prend un aspect blanc laiteux. La vision se réduit alors à la perception de la lumière et des mouvements. À ce stade, l’intervention demande davantage de précautions, le chirurgien ne pouvant plus voir au travers du cristallin pendant l’opération.

Œil présentant une cataracte blanche : le cristallin, entièrement opacifié, apparaît blanc laiteux au centre de la pupille.
Cataracte blanche. Le cristallin est totalement opacifié.
Cataracte corticale vue à la lampe à fente : les opacités forment des stries claires disposées en rayons depuis la périphérie du cristallin.
Cataracte corticale. Les opacités forment des stries en rayons depuis la périphérie.

Les symptômes

Le symptôme principal est une baisse progressive de la vision, qui s’installe le plus souvent lentement, sur des mois ou des années. D’autres signes peuvent l’accompagner, variables selon le type de cataracte : éblouissement, halos autour des lumières, sensation de brouillard, altération de la vision des couleurs.

Le seul traitement est chirurgical. Aucun collyre, aucun verre correcteur ne fait régresser une cataracte constituée.

Avec la cataracteAprès l’opération

Faites glisser la barre pour comparer. Image simplifiée : la gêne varie d’un patient à l’autre.

Quand faut-il opérer ?

La décision opératoire ne dépend pas seulement d’un chiffre d’acuité visuelle ou du stade de la cataracte, mais aussi du ressenti du patient et de l’impact des symptômes sur sa qualité de vie et son autonomie : lire, conduire de nuit, reconnaître les visages, travailler. Il n’est pas nécessaire d’attendre que la cataracte soit « mûre ». L’examen en consultation permet de vérifier que la baisse de vision est bien due au cristallin et non à une autre cause.

L’anesthésie : locale ou générale ?

La chirurgie de la cataracte se fait sous anesthésie locale dans la grande majorité des cas : par collyres anesthésiants, ou par injection périoculaire d’anesthésiants. Le patient reste éveillé et ne ressent pas de douleur ; il ne voit pas l’intervention de façon nette.

Une anesthésie générale reste possible dans certains cas exceptionnels — impossibilité de rester allongé sans bouger, anxiété majeure, certains cas pédiatriques. Le choix se fait avec le médecin anesthésiste lors de la consultation pré-anesthésique, obligatoire avant toute intervention.

Le déroulement de l’intervention

La phakoémulsification est une procédure standardisée qui permet la fragmentation du cristallin par ultrasons, puis son aspiration. L’opération dure 15 à 20 minutes en général. Elle se pratique dans un bloc opératoire, en ambulatoire sur une demi-journée, et le retour à domicile se fait accompagné.

Les interventions ont lieu notamment à la Clinique Delay à Bayonne, à la Clinique Aguilera à Biarritz, à la Clinique Jean-Le-Bon à Dax et à la Polyclinique de l’Adour à Aire-sur-l’Adour, ainsi qu’à Orthez et à Mont-de-Marsan.

Le cristallin est remplacé par un implant intraoculaire. Le calcul de cet implant se fait par un examen de biométrie oculaire, réalisé en cabinet lors de la consultation préopératoire.

Vue peropératoire de la chirurgie de la cataracte : la sonde de phakoémulsification est introduite par une micro-incision au bord de la cornée.
Le temps opératoire. La sonde de phakoémulsification fragmente le cristallin par ultrasons avant son aspiration.

Opère-t-on la cataracte au laser ?

La technique de référence, la phakoémulsification, utilise des ultrasons et non un laser. C’est une confusion fréquente. Quant au laser femtoseconde, proposé un temps pour assister certaines étapes de la chirurgie, il n’a rien apporté par rapport à la technique de référence par ultrasons et n’est pas utilisé chez Ophtalea.

Dans les mois ou les années qui suivent l’intervention, un laser YAG peut être réalisé en consultation. Il traite l’opacification de la capsule postérieure du cristallin, en arrière de l’implant, également appelée « cataracte secondaire ».

Les implants

Les implants peuvent corriger tous types de défaut visuel : hypermétropie, myopie, astigmatisme et presbytie. Le choix de l’implant est personnalisé pour chaque patient et se discute en consultation préopératoire, selon le souhait d’indépendance vis-à-vis des lunettes, le trouble de la vision initial, les habitudes de vie et les pathologies oculaires existantes.

Les implants classiques sont posés sans surcoût. D’autres implants, qui permettent une plus grande indépendance vis-à-vis des lunettes (toriques, EDOF et multifocaux), entraînent un surcoût, précisé en consultation.

Les suites de l’intervention

L’acuité visuelle s’améliore dès les premiers jours. Il est recommandé de porter la coque de protection chaque nuit pendant la première semaine. Le traitement postopératoire par collyres dure un mois.

L’intervention est réalisée dans les semaines qui suivent la consultation. Les deux yeux ne sont jamais opérés le même jour : le second l’est en général une à deux semaines après le premier.

La cataracte secondaire

La capsule qui contient l’implant peut s’opacifier, dans les mois ou les années qui suivent l’intervention. En cas de baisse d’acuité visuelle, un laser YAG est réalisé en consultation pour traiter cette cataracte secondaire. Le geste est indolore et ne nécessite pas de nouvelle intervention au bloc.

Où et par qui, dans le réseau Ophtalea

Douze des dix-huit chirurgiens ophtalmologues du réseau prennent en charge la chirurgie de la cataracte. La consultation préopératoire, la biométrie et le suivi se font dans nos centres : Bayonne Estrella, Bayonne Aldapa, Biarritz, Orthez, Hendaye, Cambo-les-Bains, Hasparren, Mont-de-Marsan, Dax, Soorts-Hossegor, Aire-sur-l’Adour.

Page relue par le Dr Vaël Souédan, chirurgien ophtalmologue, le 5 octobre 2026.

Questions fréquentes

L’opération de la cataracte se fait-elle au laser ?

La technique de référence utilise des ultrasons, pas un laser. Un laser YAG sert en revanche à traiter la cataracte secondaire, plus tard et en consultation.

Locale dans la grande majorité des cas, par collyres ou par injection périoculaire. Vous restez éveillé et ne ressentez pas de douleur.

Quinze à vingt minutes en général, en ambulatoire.

La cataracte apparaît le plus souvent après 60-65 ans, avec de grandes variations d’une personne à l’autre. Le diabète, une myopie forte ou un traumatisme peuvent la faire survenir plus tôt.

Le stade où le cristallin est entièrement opacifié et prend un aspect blanc laiteux ; la vision se limite à la lumière et aux mouvements.

Le cristallin retiré ne se reforme pas. En revanche la capsule qui porte l’implant peut s’opacifier : c’est la cataracte secondaire, traitée au laser en consultation.

Prenez votre rendez-vous dans un centre Ophtalea

1

Ophtalea Bayonne - centre médical Estrella

28 Allée Docteur Robert Lafon,
64100 Bayonne

2

Ophtalea Bayonne - Aldapa

35 avenue Paul Pras,
64100 Bayonne

3

Ophtalea Orthez

2 rue du Moulin,
64300 Orthez

4

Ophtalea Hendaye

6 passage Zubietan,
64700 Hendaye

5

Ophtalea Cambo - Centre médical Artzamendi

7 rue de la Bergerie,
64250 Cambo-les-Bains

6

Ophtalea Hasparren - Cabinet médical Elgarrekin

13 rue de l’Ursuia,
64240 Hasparren

7

Ophtalea Dax - Espace Iris

4 rue Jean Rameau,
40100 Dax

Dr Delphine Acis - Ophtalea Dax - Espace Iris

Dr Maxime Enjary - Ophtalea Dax - Espace Iris

Dr Amélie Sabatier - Ophtalea Dax - Espace Iris

Dr Vaël Souedan - Ophtalea Dax - Espace Iris

Dr Anaïs Aubineau - Ophtalea Dax - Espace Iris

Dr Franck Vallet - Ophtalea Dax - Espace Iris

8

Ophtalea Hossegor

124 Av. des Couteliers, 40150 Soorts-Hossegor, France

9

Ophtalea Biarritz

17 Rue de l’Estagnas
64200 Biarritz

10

Ophtalea Mont-de-Marsan

813 avenue Eloi ducom, 40000 Mont-de-Marsan

11

Ophtalea Polyclinique de l'Adour

16 Rue Chantemerle, 40800 Aire-sur-l’Adour